Questions d'ouverture - André Gaudreault

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Auteur(s): 
Lafontaine, Andrée

 

Alors que plusieurs offrent un plaidoyer pour le cinéma, le vrai (sur pellicule et en salle), A. Gaudreault offre quant à lui un plaidoyer en faveur du terme plutôt que de la chose. 
 
En soulignant la plurimédialité combinatoire qui a toujours marqué le cinéma (tout autant que les autres média) A. Gaudreault suggère que les récentes modifications quant aux libellés de programmes universitaires  sont le fruit d'un effet de panique face aux mutations rapides qu'a connues le cinéma (principalement dans ses caractéristiques matérielles et spectatorielles) plutôt qu'une décision réfléchie et justifiée.
 
C'est ainsi que la citation, qui reviendra  plusieurs reprises au cours de la présentation, :"...le cinéma n'est plus ce qu'il était" ne peut être prise que comme une boutade que lance A. Gaudreault à son auditoire - ou plutôt comme ameçon, visant à accrocher l'auditoire par la nostalgie envers le bon vieux cinéma.
 
Gaudreault nous invite donc à cesser de nous en faire pour la mort que serait en train de connaître le cinéma. Rodowick l'a souligné il y a peu, et en a bien parlé dans la conférence qui a suivi: le cinéma a toujours été en train de mourir; le film commence à mourir dès qu'il prend vie (certains diront qu'il en est de même pour nous). Il y a donc quelque chose, dans le cinéma, qui est en train de mourir en ce moment, comme il y en aura aussi demain. Mais cela ne veut pas dire qu'il faille annoncer la mort du cinéma pour autant.
 
Ceci n'est pas sans rappeller le "texte introuvable" ("unattainable" en anglais qui me semble encore plus pertinent aujourd'hui) de Raymond Bellour: il est difficile de saisir le film qui, toujours en mouvement, ne se pose jamais assez longtemps devant notre regard pour être saisi par les mots. Le texte de Bellour ne peut que procurer un léger sentiment d'incompréhension pour celle ou celui qui a connu le film à l'ère du DVD et de toutes les manipulations qu'il permet. Mais le terme "texte introuvable" est inverti d'une nouvelle vitalité avec les mutations soulignées par Gaudreault.
 
Mais en effet, qu'étudie-t-on de plus, à la Mel Hoppenheim School of Cinema, dans le programme des "Film and Movie Image Studies" qu'on n'étudie pas dans le programme des études cinématographiques de l'UdM? Et quelles sont ces images mouvantes ou en mouvements (c'est selon) si elles ne sont pas celles que l'on désigne habituellement et auxquelles on pense spontanément lorsque l'on pense cinéma? Alors que le colloque prétend porter sur l'histoire, la discipline et les méthodes des "Moving Image Studies", le terme lui-même, n'a été que très peu utilisé. Ce dont on parle, c'est de cinéma. Alors pourquoi opter pour trois mots alors qu'un seul suffit très bien? C'est donc par ces questions que certains jugeront peut-être impertinente, sinon intempestive, que s'ouvre cette conférence. 
 

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