L'interdisciplinarité dans les Études Cinématographiques par Laurent Jullier

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Grace KellyPourquoi les travaux véritablement interdisciplinaires, qui font appel à plusieurs paradigmes pour construire le savoir adéquat à la situation, se comptent-ils sur les doigts de la main dans le champ des études cinématographiques, au moins en France, alors que le cinéma est pourtant par excellence, du fait de son caractère de "fait social total", un objet qui appelle des éclairages différents? Diverses raisons institutionnelles, idéologiques et épistémologiques sont ici avancées. L'auteur revient sur la "querelle de l'interprétation" qui oppose U. Eco à R. Rorty, et défend le recours à la sociologie pragmatique, et notamment à son paradigme de la traduction.

 

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Né en 1960, issu du milieu ouvrier de l’Est de la France, Laurent Jullier est directeur de recherches à l’Institut de Recherches sur le Cinéma et l’Audiovisuel (IRCAV) de l’Université Paris III-Sorbonne Nouvelle et professeur d’études cinématographiques à l’Institut Européen de Cinéma et d’Audiovisuel (IECA) de l’Université Nancy II. Il a exercé différents métiers avant d’intégrer l’Université et de soutenir une thèse à la Sorbonne en 1994. Cinéphile depuis son plus jeune âge, mais pas dans le sens où l’Institution cinéphilique française entend ce mot, il a conservé son goût pour les films populaires, qu’il prend volontiers comme objets d’étude. Il a écrit pour la revue Esprit et pour l’Encyclopædia Universalis, et publié une douzaine de livres, dont certains ont été traduits (espagnol, portugais, italien, allemand, chinois, coréen). Leur sujet est le cinéma ou les images en général. Hollywood et la difficulté d'aimer, paru chez Stock en 2004, a obtenu le Prix du meilleur essai, décerné par le Syndicat Français de la Critique de Cinéma.

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